1er janvier 2026 : Bruxelles ne fera pas dans la demi-mesure. Dès cette date, les propriétaires de véhicules diesel Euro 5 verront la porte de la capitale se refermer devant eux. Les modèles essence Euro 2, déjà rayés de la carte, demeurent persona non grata. La sanction ? Un coup de massue immédiat : 350 euros d’amende pour chaque passage illicite, sans préavis ni avertissement. Les dérogations pour raisons professionnelles ou médicales se réduisent à une liste stricte, revue chaque année. Quant aux résidents bruxellois concernés par la nouvelle règle, ils devront s’adapter sans délai supplémentaire.
Ce qui change dans la zone de basses émissions à Bruxelles en 2026
Dès 2026, la zone de basses émissions (lez) à Bruxelles franchit un cap. L’interdiction frappera désormais tous les véhicules diesel Euro 5,une tranche qui concerne des voitures et camionnettes mises en circulation entre 2011 et 2015, selon les fiches techniques. Si votre véhicule appartient à cette génération, son accès à la lez Bruxelles s’arrête là.
Pas de changement pour les modèles essence Euro 2, déjà exclus du périmètre. Le contrôle ne laisse aucune place au doute : chaque plaque d’immatriculation sera passée au crible par le réseau de caméras intelligentes installées dans toute la région de Bruxelles-Capitale. La sanction, elle, tombe sans délai : 350 euros d’amende à chaque infraction, sans avertissement préalable.
Les marges de manœuvre pour contourner la règle se réduisent d’année en année. Les dérogations sont aujourd’hui limitées à quelques situations très précises : véhicules médicaux, personnes en situation de handicap, missions spécifiques. Chaque exception est strictement encadrée et doit être revue chaque année. Les habitants de Bruxelles concernés par la nouvelle interdiction n’auront droit à aucun délai pour se retourner.
Voici les points clés à retenir pour anticiper les impacts de cette évolution :
- Interdiction : véhicules diesel Euro 5
- Sanction : amende immédiate de 350 euros
- Caméras : contrôle automatisé sur tout le périmètre lez
- Dérogations : cas exceptionnels, renouvelés annuellement
Face à cette évolution, de nombreux automobilistes devront revoir leurs options. La date de première immatriculation et la norme Euro de chaque véhicule deviennent des critères décisifs pour continuer à circuler sans risquer de sanction dans la lez Bruxelles.
Quels véhicules risquent l’interdiction de circuler ?
La nouvelle réglementation va faire bouger les lignes pour beaucoup de conducteurs belges. Dès 2026, la chasse s’ouvre aux modèles jugés trop polluants, avec une attention particulière portée sur les voitures diesel Euro 5. Immatriculées entre 2011 et 2015, ces voitures, tout comme les camionnettes, devront rester hors de Bruxelles, sous peine de se faire épingler par les contrôles automatiques.
Côté essence, seuls les véhicules respectant au minimum la norme Euro 3 auront droit de cité,les modèles Euro 2 sont déjà sur la touche depuis un moment. Les utilitaires ne sont pas en reste : la norme Euro fait la pluie et le beau temps pour tous, qu’il s’agisse de véhicules professionnels ou particuliers. Les deux-roues motorisés, eux aussi, doivent présenter une conformité à la norme Euro 3 ou supérieure pour éviter l’interdiction.
Pour y voir plus clair, voici les véhicules concernés par les restrictions :
- Voitures diesel : normes Euro 5 et antérieures interdites
- Voitures essence : normes en-dessous de Euro 3 interdites
- Motos, cyclomoteurs : norme Euro 3 minimum exigée
Impossible de passer à côté de la réglementation : la norme Euro inscrite sur le certificat d’immatriculation fait foi. Avant de traverser Bruxelles, vérifiez bien la classification de votre véhicule, surtout pour les modèles plus anciens ou importés. Il n’y a pas de régime d’exception pour les professionnels ou les particuliers : à chacun de s’assurer de la conformité de son véhicule, sous peine d’être stoppé net aux portes de la capitale.
Comment vérifier si votre voiture est encore autorisée ?
Pour savoir si votre voiture aura encore le droit de circuler dans la lez de Bruxelles à partir de 2026, il suffit de vérifier la norme Euro de votre véhicule. Cette information figure clairement sur le certificat d’immatriculation (carte grise), à la rubrique V.9. Ce code indique la norme européenne à laquelle votre véhicule répond, critère décisif pour passer ou non les contrôles automatiques.
Un autre indice peut vous aiguiller : la date de première immatriculation. Un diesel datant d’avant septembre 2015 sera rarement conforme à la norme Euro 6. Du côté des essences, la barre se situe généralement autour de 2001 pour la norme Euro 3. Prudence toutefois pour les voitures importées ou ayant fait l’objet de modifications importantes. Le Car-Pass, document remis lors de la vente d’un véhicule d’occasion en Belgique, précise souvent la norme Euro applicable.
Pour ne rien laisser au hasard, voici les démarches à suivre avant de s’aventurer dans la zone :
- Vérifiez la rubrique V.9 de votre certificat d’immatriculation
- Contrôlez la date de première immatriculation de votre véhicule
- Consultez le Car-Pass si le véhicule vient d’être acheté d’occasion
La norme Euro reste le critère déterminant : Euro 6 pour les diesels, Euro 3 minimum pour les essences. Si l’information n’est pas lisible ou absente, n’hésitez pas à contacter votre concessionnaire ou la DIV. Un simulateur en ligne, mis à disposition par la région, permet également de vérifier la situation de votre véhicule dans la zone de basses émissions.
Amendes, contrôles et solutions en cas d’infraction
La ville de Bruxelles a nettement haussé la surveillance dans la zone de basses émissions (lez). Les caméras intelligentes scrutent chaque plaque, et ce, sans interruption. Si votre véhicule ne répond pas aux normes exigées, le couperet tombe : 350 euros d’amende par passage, sans la moindre indulgence.
Pour les petits oublis ou les passages exceptionnels, il existe une alternative : le pass journalier lez. Facturé 35 euros la journée, il ne peut être utilisé que huit fois par an pour un même véhicule. Pas question de multiplier les entorses : au-delà, la sanction s’applique automatiquement. Les professionnels doivent également jouer le jeu, aucune flexibilité supplémentaire ne leur est accordée pour les utilitaires ou camionnettes diesel Euro 5.
Attention, en cas d’infraction, votre assurance automobile pourrait ne pas couvrir les dommages éventuels, même si l’incident n’a rien à voir avec la pollution. La responsabilité du conducteur reste entière. La taxe sur les assurances non-vie ne change rien à la règle.
Pour ceux qui souhaitent tourner la page, plusieurs alternatives existent. Le programme Bruxell’air offre une incitation à abandonner son véhicule, tandis que la carte MOBIB facilite l’accès aux transports publics bruxellois. L’autopartage ou la location de courte durée peuvent également répondre aux besoins ponctuels.
- Amende automatique : 350 euros
- Pass journalier lez : 35 euros, 8 jours/an
- Solutions : Bruxell’air, MOBIB, autopartage
En 2026, Bruxelles tournera une page de son histoire automobile. Pour certains, ce sera un nouveau départ ; pour d’autres, l’occasion d’envisager différemment leur mobilité. La capitale trace sa route vers un air plus respirable,à chacun d’y trouver sa place.


